Lundi 13 avril 200.
18h08
Dans Venise la rouge...
"Je recopie ces mots en tremblant. Je le fais par égard pour la vérité, et parce que je ne veux rien perdre de ses derniers instants, parce que ce journal, au fond, ne sert qu'à cela: " conserver la trace de ce qui fut, au moment de quitter ce monde. Je tiens à être honnête, à ne rien omettre, à restituer ses exactes paroles."
Les jours fragiles, Philippe Besson
Il a coulé de l'eau sous les ponts depuis mon dernier passage. En même temps tout ça c'est de ma faute, il m'arrive toujours pleins de choses. Pour une fois je vais tenter de vous raconter une journée où il ne se passe rien. J'ai passé le plus clair de mon temps assise dans un fauteuil face à ma baie vitrée qui donne sur mon jardin. Triste à dire, un oiseau s'est cogné sur le carreau et est reparti en voletant de travers. Un merle est venu prendre environ 3 brin d'herbe tendre et verte dans mon jardin. Deux abeilles sont passées devant les tulipes jaunes avant que je ne me lève pour aller me faire une grande tasse de café. Ces tasses sont horribles. Marron foncé pour le dessiin de feuilles de chênes avec des glands qui ferait le bonheur d'une trentaine d'écureuils boulimiques. Le café a refroidi, avant que je n'y plonge mes lèvres. Je regarde toujours dehors. Rien ne bouge, il me semble que cela fait 20 ans que je suis là, que dans 20 ans je serais toujours la avec la même sensation de plénitude totale et pronfonde qui ne saisit à cahque fois que je ne pense à rein de précis. Je me soulève encore une fois. Je remarque comme ma cuisine est belle tout à coup. Les murs blanc où pointe la soucouche rose, vestige de l'ancien papier pient jaune, un jour arracher selon la volonté maternelle. Le soleil semble demander la permission aux viollettes de les chauffer un peu par ses rayons. Elles se contentent de baisser docillement la tête comme si cela les importunée, toujours sas soser le dire clairement. Les rideaux projettent des papillons noir sur le carrelage brun. Un instant d'éternité, le temps d'une tasse de caffé, une armée d'anges passent devant mes yeux aveugles à leu rpésence. Le printemps neige juste aujourd'hui.
"En fait être actrice, c'est une manière d'oublier q'on est soi, car la Julie, elle me fatigue. Jouer c'est s'égarer. Il faut s'égarer, c'est agéable d'être soi et pas soi. Parce que se supporter, c'est lourd. j'ai un nom de famille que je paie, que je ne souhaite à personne, peut être à mon pire ennemi pour u ne journée ! On me harcèle depuis toujours avec un mec qui n'est pas mon père mais plutôt un grand frère qui ne fait que des conneries. C'est une valise. On a tous des bagages qu'on trimballe mais celui là, il est très lourd. Mon ambition pour l'avenir, c'est de réussir à lui mettre des roulettes."
Julie Depardieu.
Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites :
J'aurais voulu vous dire que tout ça c'est pour un peu de reconnaissance, que je voudrais qu'on me regarde un peu plus, que mes lignes ne me soit pas salvatrices, que je vous aime tellement, que la nuit ne porte pas conseille, que les cloqches de pâques c'est du pipot, que les lendemains ne cahntent pas, que la blanche colombe n'a jamais porté le moindre rameaux de quoique ce soit, que l'inspectur Lewis est bien plus drôle que l'inspecteur Barnabi, que j'ai la trouille de vous dire au revoir, que j'en meurs d'envie, que j'e vais encore écouter Show must go one, que je me suis beaucoup amusé à cette soirée " entre filles majeures et responsables", que mes ongles poussent encore, que je vais aprendre à faire du vélos, que j'ai envie de peindre, que j'ai fait des couronne de fleures, des coliers en coeurs, des albums photos, des collections improbables ....
Dans Venise la rouge pas un bateau qui bouge, pas un pêcheur dans l'eau, pas un falot...
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